Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le sommeil est une baisse de l’état de conscience qui sépare deux périodes d’éveil. Les humains y passent près d’un tiers de leur vie.
À quoi sert le sommeil ?
Le sommeil est crucial pour le développement, la mémoire et l’apprentissage, le métabolisme (la façon dont le corps utilise l’énergie) et l’immunité, entre autres fonctions (Inserm). Un sommeil de mauvaise qualité ou en quantité insuffisante accentue notamment le risque d’irritabilité, de prise de poids, de diabète de type 2 ou d’hypertension (même dossier).
Le Manuel MSD, version grand public, reste sobre : le sommeil est nécessaire à la survie et à la santé, mais les raisons de ce besoin restent incomplètement comprises.
Chaque cycle va du sommeil lent au sommeil paradoxal, et une nuit en compte 3 à 6 (Inserm). L’Inserm donne 60 à 120 minutes par cycle, le Manuel MSD plutôt 90 à 120.
Le Manuel MSD distingue deux types de sommeil, qui se succèdent entre deux éveils. Les pourcentages sont ceux du temps de sommeil (Inserm) :
- Le sommeil lent, en trois phases (N1 à N3), marqué par des ondes lentes (un rythme de l’activité électrique du cerveau). Il va de l’endormissement (4 à 5 %) au sommeil léger (45 à 55 %), puis au sommeil profond (16 à 20 %), où le réveil est difficile.
- Le sommeil paradoxal, où l’activité du cerveau se rapproche de celle de l’éveil. Il occupe 20 à 25 %, et les rêves les plus vifs s’y produisent (Inserm, Manuel MSD).
Les premiers cycles sont surtout faits de sommeil lent profond, la fin de nuit de sommeil léger et de sommeil paradoxal (Inserm). Les durées de chaque phase sont détaillées dans la page sur le cycle de sommeil, avec une page pour le sommeil profond et une pour le sommeil paradoxal.
Combien d’heures faut-il dormir ?
Chez l’adulte, 7 heures par nuit sont le minimum habituellement recommandé (Inserm). Le Manuel MSD note que les besoins varient d’une personne à l’autre, en général de 6 à 10 heures, sans les rattacher à un âge.
En France, les adultes dormaient en moyenne 6 heures 42 en semaine en 2017, selon le baromètre de Santé publique France cité par l’Inserm. Selon l’Inserm, un nouveau-né a besoin de dormir deux fois plus longtemps qu’un adulte.
Le besoin change donc avec l’âge, ce que détaillent les pages sur la durée de sommeil et le sommeil par âge.
Qu’est-ce qui décide du moment où l’on dort ?
Deux mécanismes se combinent : le besoin de sommeil, qui grandit avec la durée d’éveil, et l’horloge biologique, d’un rythme proche de 24 heures (Inserm). Cette horloge porte le nom de rythme circadien, et elle joue un rôle clé dans l’endormissement.
Le rythme circadien et les hormones du sommeil, dont la mélatonine, ont chacun leur page.
Est-il normal de se réveiller la nuit ?
Oui : de brefs réveils jalonnent toute nuit, et on n’en a en général pas conscience (Manuel MSD).
Quand on se rendort mal ou qu’on est épuisé le lendemain, mieux vaut en parler à un médecin : voir les réveils nocturnes.
Qu’est-ce qui aide à bien dormir ?
L’environnement, l’hygiène et le rythme de vie jouent un rôle sur la capacité à dormir et à bien récupérer (Inserm). Le Manuel MSD le détaille pour les adultes âgés : se coucher et, plus important encore, se lever à des heures régulières.
Les habitudes sont rassemblées dans l’hygiène du sommeil, et les approches naturelles se discutent avec un médecin ou un pharmacien.
Et si les nuits restent difficiles ?
Si le sommeil reste mauvais malgré ces repères, on en parle à un médecin. La page sur l’insomnie traite ce cas.