Insomnie : définition, causes, symptômes et traitements
Ce qu’est l’insomnie, d’où elle vient, comment elle se confirme et se traite, et vers quelle page aller pour le détail de chaque sujet.

L'essentiel
L’insomnie réunit des difficultés à s’endormir, des réveils la nuit ou trop tôt, et une fatigue le jour. Elle est chronique quand elle survient plus de trois fois par semaine depuis au moins trois mois, et des traitements existent.
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Sommaire 8 parties
- Qu’est-ce que l’insomnie, et que veut dire « chronique » ?
- Quels sont les signes, et comment le diagnostic se pose-t-il ?
- Quelles sont les causes de l’insomnie ?
- Quels traitements, et que valent les remèdes ?
- Quelles complications, et quels liens avec d’autres troubles ?
- Et chez la femme, pendant la ménopause ?
- Et chez l’enfant et le bébé ?
- Quand consulter ?
Se retourner dans son lit, ou ouvrir les yeux à 4 h sans pouvoir se rendormir : des traitements existent. L’Inserm estime que 15 à 20 % de la population est concernée, selon les études.
Qu’est-ce que l’insomnie, et que veut dire « chronique » ?
L’insomnie associe des nuits perturbées et un retentissement le jour : irritabilité, difficultés de concentration, fatigue ou somnolence (Inserm). Une mauvaise nuit isolée n’en fait pas une.
Une insomnie transitoire dure une ou quelques nuits et disparaît avec ce qui l’a déclenchée : stress, douleur, repas copieux, excitants (Inserm).
Elle devient chronique si elle survient plus de trois fois par semaine depuis au moins trois mois (Inserm). Ameli retient aussi la limite de trois mois.
Selon l’Inserm, environ 9 % des personnes concernées souffriraient d’une forme sévère, avec un impact important sur la vie quotidienne.
Quels sont les signes, et comment le diagnostic se pose-t-il ?
L’Inserm décrit trois formes de plainte, qui peuvent s’associer, avec dans tous les cas la sensation de ne pas avoir récupéré :
- des difficultés d’endormissement (les conseils pour s’endormir plus vite ont leur page) ;
- des éveils nocturnes, détaillés dans la page sur les réveils nocturnes ;
- un réveil trop précoce.
Le diagnostic repose sur la plainte et sur un interrogatoire médical (Inserm). Le médecin peut vous demander de tenir un agenda de sommeil, de 2 à 4 semaines selon l’Inserm : heures de coucher et de lever, nombre de réveils, impression sur chaque nuit (Ameli).
Il cherche aussi ce qui perturbe le sommeil : excitants, corticoïdes, anxiété, dépression, apnée, jambes sans repos (Ameli). S’il suspecte une apnée du sommeil ou des jambes sans repos, il peut vous orienter vers un neurologue ou un centre du sommeil, où un enregistrement de nuit, la polysomnographie, peut être demandé (Ameli).
Quelles sont les causes de l’insomnie ?
L’Inserm décrit trois facteurs qui s’additionnent pour installer une insomnie chronique. Il y a un terrain fragile, par exemple une susceptibilité génétique ou psychosociale, puis un déclencheur : difficulté de vie, stress, surmenage.
Le troisième est ce qui entretient le trouble : passer trop de temps au lit, redouter la nuit, se focaliser sur son sommeil. Les personnes qui ont une anxiété ou une dépression auraient 7 à 10 fois plus de risque d’insomnie chronique (Inserm). Une maladie, un médicament ou une substance peuvent aussi fragmenter le sommeil (Inserm).
Côté soirée, un dîner copieux, la caféine, l’alcool, le tabac, une activité sportive tardive ou les écrans dégradent la nuit (Inserm). Le détail, cause par cause, est dans la page sur les causes de l’insomnie.
Quels traitements, et que valent les remèdes ?
Pour l’insomnie chronique, la Haute Autorité de santé (HAS) place en première intention une thérapie comportementale ou une psychothérapie, dans une recommandation de 2006. L’Inserm retient les thérapies cognitivo-comportementales en première intention. Ameli commence par l’hygiène de vie et le traitement de la cause, et juge la psychothérapie souvent utile en cas d’insomnie chronique.
La thérapie cognitive et comportementale (TCC) remplace les comportements inadaptés et les croyances erronées sur le sommeil par d’autres plus appropriés (Inserm). Elle est encore peu développée en France et n’est pas prise en charge par l’assurance maladie, selon l’Inserm.
Les conseils concrets d’hygiène de vie sont dans la page insomnie, que faire.
Les somnifères viennent ensuite, et pour peu de temps.
Ameli recommande moins de quatre semaines, à la plus faible dose, et note que le rebond d’insomnie à l’arrêt peut entretenir le trouble. La page sur les somnifères détaille leurs limites ; n’arrêtez jamais un traitement seul, la HAS déconseille l’arrêt brutal.
Pour les approches plus douces, l’Inserm cite la relaxation, la phytothérapie ou la sophrologie comme aides complémentaires pour certains patients. Voyez la relaxation, l’hypnose, la méditation, les plantes pour dormir et la mélatonine ; aucune ne remplace une consultation si les nuits durent.
Quelles complications, et quels liens avec d’autres troubles ?
Mal dormir un temps n’a pas de conséquence grave, dit Ameli. À long terme, le manque répété de sommeil peut avoir des conséquences sur la santé.
Ameli cite des troubles de l’humeur, un risque accru d’accidents du travail ou de la circulation, et un risque augmenté d’obésité et de diabète de type 2. L’Inserm y ajoute l’hypertension et l’accident cardiovasculaire.
Le manque de sommeil aggrave aussi les douleurs chroniques, le diabète de type 2 ou la dépression (Inserm). Une insomnie isolée peut être le signe avant-coureur d’un état dépressif, selon la HAS : mieux vaut en parler à son médecin.
Et chez la femme, pendant la ménopause ?
Selon Ameli, 43 à 69 % des femmes ménopausées déclarent des troubles du sommeil, et jusqu’à 40 % ont une insomnie chronique. L’Inserm note que l’incidence est plus élevée chez les femmes.
Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes perturbent directement le sommeil (Ameli) ; la page sur les sueurs nocturnes en parle. Après la ménopause, le risque d’apnée du sommeil augmente d’environ 50 %, d’où l’intérêt d’en parler au médecin.
Pendant une grossesse ou un allaitement, Ameli demande d’éviter les compléments alimentaires de mélatonine ; si votre sommeil se dégrade, parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme.
Et chez l’enfant et le bébé ?
Chez l’enfant, l’insomnie se traduit par des difficultés d’endormissement ou des éveils dans la nuit (Ameli). Les réveils nocturnes concernent la majorité des enfants entre 9 mois et 3 ans.
Les écrans tardifs ou une activité sportive tardive peuvent hyperstimuler l’enfant (Ameli). Les repères sont dans les pages sommeil de l’enfant et sommeil du bébé. Si les difficultés durent, parlez-en au médecin traitant de l’enfant.
Quand consulter ?
Si vous dormez mal depuis plusieurs semaines, parlez-en à votre médecin traitant (Ameli). Lorsque les insomnies se répètent et retentissent sur la santé, une consultation est nécessaire.
Signalez aussi au médecin des ronflements avec pauses respiratoires, des impatiences dans les jambes qui vous obligent à vous lever, ou une somnolence excessive dans la journée : une autre cause peut être en jeu (Ameli). Pour un enfant qui ronfle bruyamment avec des pauses respiratoires et un sommeil perturbé, consultez de même.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qui provoque l’insomnie ?
Un stress, une douleur, un repas copieux ou des excitants suffisent à perturber une nuit (Inserm). Elle devient durable quand un terrain fragile, un déclencheur et des habitudes qui l’entretiennent s’additionnent.
Quels sont les 3 types d’insomnie ?
L’Inserm ne décrit pas trois types d’insomnie : il décrit trois formes de plainte : difficultés d’endormissement, éveils nocturnes, réveil trop précoce. Il distingue aussi insomnie transitoire et chronique.
Quel est le meilleur remède contre l’insomnie ?
Pour l’insomnie chronique, l’Inserm place en premier les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et la HAS une thérapie comportementale ou une psychothérapie ; Ameli commence par l’hygiène de vie et le traitement de la cause. Les somnifères ne viennent qu’ensuite, pour une courte durée.
Quel est le médicament le plus efficace contre l’insomnie ?
Le choix du médicament revient au médecin. Ameli indique qu’un somnifère se prescrit pour moins de quatre semaines, à la plus faible dose, une fois l’hygiène de vie améliorée.
Comment faire pour dormir en cas d’insomnie ?
Garder des heures de coucher et de lever régulières, éviter écrans, alcool et caféine le soir, et ne pas passer au lit un temps qui n’est pas celui du sommeil (Inserm). Si les nuits difficiles durent depuis plusieurs semaines, parlez-en à votre médecin traitant.
Pourquoi mon cerveau ne me laisse-t-il pas dormir ?
L’Inserm décrit un hyper-éveil chez les personnes insomniaques : une activité accrue du système nerveux central et de la réponse au stress, qui les empêche de basculer vers le sommeil.
L’insomnie est-elle liée à l’hypertension ?
L’Inserm associe le manque de sommeil à une augmentation du risque d’hypertension, d’accident cardiovasculaire et d’obésité. Si votre tension vous inquiète, parlez-en au médecin.