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Somnologie

Parasomnies

Quelle page ouvrir selon la scène qui vous inquiète, ce qui distingue sommeil profond et sommeil paradoxal, comment sécuriser la chambre et quand consulter.

Mis à jour le Par la rédaction Somnologie

Personne en pull vert marchant pieds nus sur un chemin lumineux au-dessus des toits d’une ville, vers une lune en croissant

L'essentiel

Une parasomnie est un comportement inhabituel pendant le sommeil, bénin dans la grande majorité des cas. Ce dossier vous oriente selon ce que vous observez et dit quand consulter.

Dans ce dossier

Sommaire 6 parties
  1. Qu’est-ce qu’une parasomnie, et faut-il s’inquiéter ?
  2. Quelle page ouvrir selon ce que vous observez ?
  3. Sommeil profond ou sommeil paradoxal : qu’est-ce qui change ?
  4. Que faire pendant un épisode, et comment sécuriser la chambre ?
  5. Peut-on espacer les épisodes ?
  6. Quand consulter pour une parasomnie ?

Votre enfant hurle les yeux ouverts sans vous voir, vous vous réveillez incapable de bouger, ou votre partenaire se débat en dormant : ces scènes impressionnent. On les appelle des parasomnies, des comportements inhabituels juste avant l’endormissement, pendant le sommeil ou au réveil (Manuels MSD, références médicales pour le grand public).

Ici, vous trouvez la page qui correspond à ce que vous vivez, et les repères pour savoir si une consultation s’impose.

Qu’est-ce qu’une parasomnie, et faut-il s’inquiéter ?

Non, dans la grande majorité des cas : ces troubles sont bénins, selon Santé.fr, le site public d’information en santé. Les exceptions, comme le trouble du comportement en sommeil paradoxal (la personne agit son rêve), sont décrites plus bas.

Santé.fr range sous ce nom des gestes (se lever, marcher), des paroles et des perceptions (voir, entendre, sentir).

Quelle page ouvrir selon ce que vous observez ?

Partez de la scène : le tableau vous renvoie vers la page qui la décrit en détail.

Ce que vous observez De quoi il s’agit Où lire
Quelqu’un se lève et marche les yeux ouverts, puis ne se souvient de rien Somnambulisme Somnambulisme
Un enfant crie, a l’air terrorisé et ne vous reconnaît pas, en début de nuit Terreur nocturne Terreur nocturne
Vous vous réveillez d’un rêve effrayant et vous vous en souvenez Cauchemar Cauchemar
Vous êtes réveillé·e mais incapable de bouger ou de parler, en vous endormant ou au réveil Paralysie du sommeil Paralysie du sommeil
Un adulte âgé crie ou frappe en dormant, comme s’il vivait son rêve Trouble du comportement en sommeil paradoxal Plus bas, à « Quand consulter »

Les sursauts à l’endormissement (la secousse hypnique) sont courants et généralement sans danger, selon la Sleep Foundation. Le Manuel MSD cite aussi parmi ces phénomènes de brèves hallucinations visuelles, ou des pensées, juste avant l’endormissement ou au réveil.

Sommeil profond ou sommeil paradoxal : qu’est-ce qui change ?

Le stade de sommeil explique le moment de la nuit et le souvenir qu’il en reste. Les terreurs et le somnambulisme viennent du sommeil profond, les cauchemars du sommeil paradoxal, la phase des rêves.

Repère Sommeil profond Sommeil paradoxal
Exemples Somnambulisme, terreurs nocturnes Cauchemars, trouble du comportement en sommeil paradoxal
Moment de la nuit Premières heures après l’endormissement Cauchemars : surtout en fin de nuit
Souvenir En général aucun Cauchemar : on s’en souvient ; trouble du comportement : le Manuel MSD note parfois le souvenir d’un rêve vif, Santé.fr dit qu’il n’en reste aucun
Qui est le plus touché Surtout les enfants Cauchemars : plutôt les enfants ; trouble du comportement : plutôt les adultes âgés

Ces repères viennent de Santé.fr, du Manuel MSD et du NHS, le service de santé britannique. La paralysie du sommeil, elle, arrive à l’endormissement ou au réveil, d’après le NHS.

Pour situer ces stades dans la nuit, voyez le sommeil profond et le sommeil paradoxal.

Que faire pendant un épisode, et comment sécuriser la chambre ?

Pendant une terreur nocturne ou un épisode de somnambulisme, protéger la personne compte plus que la réveiller. Pour une terreur nocturne, le NHS conseille de ne pas chercher à réveiller l’enfant : il peut ne pas vous reconnaître et s’agiter davantage si vous le consolez.

Pour un somnambule, le Manuel MSD conseille de le ramener doucement dans son lit plutôt que de le réveiller de force. Pour limiter les risques, Santé.fr, le Manuel MSD et le NHS recommandent ces gestes, chacun en citant une partie :

  • mettre hors de portée les objets dangereux, et ranger sous clé couteaux et outils ;
  • fermer les fenêtres et la porte d’entrée, et verrouiller les fenêtres ;
  • bloquer l’accès à l’escalier, avec une barrière pour un enfant ;
  • éviter les lits en hauteur : un lit bas, ou un matelas posé au sol, limite les chutes ;
  • dégager le sol et retirer ce qui pourrait faire trébucher.

Le Manuel MSD cite aussi des alarmes de lit et de porte. Autour d’un lit où quelqu’un se débat en dormant, il demande de retirer les objets coupants et les meubles.

Le détail des gestes est sur la page somnambulisme.

Peut-on espacer les épisodes ?

Des nuits assez longues et régulières sont le conseil que reprennent plusieurs sources. Santé.fr recommande des horaires de sommeil réguliers et des quantités suffisantes pour prévenir les terreurs, et d’éviter la dette de sommeil pour le somnambulisme.

Pour le somnambulisme, le Manuel MSD ajoute d’éviter l’exercice dans les deux heures avant le coucher et la caféine dans les 12 heures qui précèdent. Pour les repères de durée de sommeil par âge, voyez le sommeil de l’enfant.

Quand consulter pour une parasomnie ?

En parler à un médecin devient utile quand le sommeil en souffre, quand une blessure est à craindre ou quand l’épisode sort de l’ordinaire. Le NHS détaille les cas, situation par situation.

  • Somnambulisme : les épisodes perturbent le sommeil, ou vous craignez un accident ou une blessure, ou d’autres signes s’ajoutent, comme une grande fatigue de jour ou des pauses respiratoires pendant la nuit.
  • Terreurs nocturnes : l’enfant en a encore après 12 ans, ou en fait pour la première fois après l’âge de 5 ans. Chez l’adulte, elles sont souvent associées à des problèmes psychologiques ou à l’alcool, selon le Manuel MSD : un avis médical est utile. La page terreur nocturne détaille aussi le cas du bébé de moins de 18 mois.
  • Cauchemars : l’enfant en fait encore après 6 ans, ou ils sont fréquents, ou ils suivent un événement bouleversant ; chez l’adulte, ils reviennent régulièrement au point de peser sur le sommeil et la vie de tous les jours.
  • Paralysie du sommeil : les épisodes sont fréquents et vous avez peur d’aller dormir, ou vous êtes constamment fatigué·e par le manque de sommeil.
  • Trouble du comportement en sommeil paradoxal : un partenaire se débat, crie ou frappe en dormant. Santé.fr dit qu’une consultation en milieu spécialisé s’impose.

Ce trouble est plus fréquent chez les adultes âgés. Selon le Manuel MSD, les personnes concernées présentent le plus souvent une maladie qui abîme le cerveau, comme la maladie de Parkinson, que certaines développent des années après le diagnostic. Le diagnostic repose sur les symptômes décrits par la personne ou par celle qui dort à côté, et au besoin sur un enregistrement du sommeil.

Si les épisodes semblent liés à un médicament, prévenez sans attendre le médecin qui l’a prescrit : c’est à lui de décider de la suite. La page somnambulisme détaille le cas des somnifères. Le médecin peut aussi vous adresser à un centre du sommeil, notamment si le risque d’accident est réel ou si une apnée du sommeil est suspectée.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une parasomnie ?

Les Manuels MSD y rangent les comportements inhabituels qui surviennent juste avant de s’endormir, pendant le sommeil ou au réveil. Santé.fr précise que ces troubles sont, dans la grande majorité des cas, bénins.

Faut-il réveiller un enfant qui a une terreur nocturne ?

Non. Le NHS conseille de ne pas essayer de le réveiller : il peut ne pas vous reconnaître et s’agiter davantage. Restez près de lui pour qu’il ne se blesse pas.

Faut-il réveiller un somnambule ?

Le Manuel MSD conseille de le ramener doucement dans son lit plutôt que de le réveiller de force, au risque de l’agiter. Le NHS dit que, s’il faut le réveiller, il faut le faire avec douceur.

Quelle différence entre une terreur nocturne et un cauchemar ?

Selon le NHS, la personne en terreur nocturne a les yeux ouverts sans être réveillée et ne s’en souvient pas. Après un cauchemar, on se réveille et on peut se souvenir du rêve.

Les parasomnies sont-elles dangereuses ?

Le plus souvent non, d’après Santé.fr. Le risque vient des gestes pendant l’épisode : chute, sortie de la maison, blessure. Une chambre sécurisée le réduit, et le trouble du comportement en sommeil paradoxal demande un avis spécialisé.

Quand consulter pour une parasomnie ?

Quand les épisodes perturbent le sommeil, font craindre une blessure ou s’accompagnent d’une grande fatigue de jour ou de pauses respiratoires la nuit (NHS), et sans attendre si un adulte âgé crie ou frappe en dormant (Santé.fr). Le détail par situation est plus bas sur cette page.

La rédaction Somnologie, mis à jour le 3 novembre 2026

Cette page informe, elle ne remplace pas une consultation. Si le trouble dure ou gêne vos journées, parlez-en à votre médecin.