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Test d’apnée du sommeil : en ai-je besoin, et lequel ?

Votre parcours pour un test d'apnée du sommeil

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Cet outil dit s'il est utile d'en parler à un médecin et comment se déroule le test. Il ne pose aucun diagnostic.

Répondez à quelques questions sur vos nuits et vos journées : l’outil dit s’il vaut la peine d’en parler à un médecin. Vos réponses restent dans votre navigateur, sans partir sur un serveur.

Mis à jour le Par la rédaction Somnologie

L'essentiel

Seul un enregistrement de la nuit confirme une apnée du sommeil : polygraphie à domicile le plus souvent, polysomnographie en laboratoire en cas de doute. Un médecin l’interprète avec vos symptômes.

Sommaire 12 parties
  1. Que fait cet outil, et que ne fait-il pas ?
  2. Qui est concerné par l’apnée du sommeil ?
  3. Quel examen confirme une apnée du sommeil ?
  4. Comment se passe un test d’apnée du sommeil à domicile ?
  5. Comment se déroule une polysomnographie ?
  6. Qui prescrit le test, et que dire d’une pharmacie ou d’une montre ?
  7. Combien coûte un test d’apnée du sommeil ?
  8. Que veut dire l’IAH ?
  9. Peut-on conduire avec une apnée du sommeil ?
  10. Quels traitements après le diagnostic ?
  11. Et pour un enfant ?
  12. Quand faut-il en parler à un médecin ?

Un questionnaire ne confirme pas une apnée du sommeil. Selon Santé.fr, seul un examen qui compte les apnées et les hypopnées (pauses et ralentissements de la respiration) le fait.

L’outil ci-dessus aide à décider s’il faut en parler à un médecin.

Que fait cet outil, et que ne fait-il pas ?

L’onglet « Mon parcours » classe votre situation en quatre niveaux : à voir sans attendre, signes évocateurs, à surveiller et à signaler, aucun signe. L’onglet « J’ai déjà mon IAH » explique l’indice d’apnées-hypopnées (IAH), le chiffre inscrit dans le compte rendu d’un examen.

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Les médecins utilisent parfois des questionnaires de repérage, comme le STOP-Bang, qui ne posent pas de diagnostic. L’outil ne calcule aucun score.

Un résultat « aucun signe » ne vaut pas absence d’apnée : elle peut exister sans somnolence ressentie. Les recommandations de 2010 des sociétés françaises de pneumologie (SPLF) et du sommeil (SFRMS) le disent.

Qui est concerné par l’apnée du sommeil ?

La Haute Autorité de santé (HAS) estime que l’apnée du sommeil touche environ 4 % des adultes en France, soit près de 2,1 millions de personnes. D’autres estimations qu’elle cite vont de 10 à 12 % des hommes jusqu’à 6 % des femmes.

Santé.fr cite comme facteurs favorisants le sexe masculin, l’âge au-delà de 65 ans, l’excès de poids, l’alcool ou les somnifères le soir, le tabac et les maladies respiratoires.

Les deux signes principaux sont la somnolence en journée et le ronflement la nuit, selon la HAS. Les autres figurent dans la page sur les symptômes de l’apnée du sommeil.

Quel examen confirme une apnée du sommeil ?

Pour l’Assurance Maladie, la polygraphie est l’examen de première intention quand l’apnée n’est pas compliquée. La polysomnographie reste l’examen de référence en cas de doute, de maladies associées ou de troubles du sommeil complexes.

Examen Ce qu’il enregistre Où Quand le médecin le choisit
Polygraphie ventilatoire Respiration, oxygène, fréquence cardiaque, ronflement, position Le plus souvent à domicile Forte suspicion d’apnée, sans autre trouble du sommeil évoqué
Polysomnographie Tout cela, plus l’activité du cerveau, des yeux et des muscles Laboratoire du sommeil ou hospitalisation de nuit Cas complexe ou atypique, autre trouble possible, résultat de polygraphie qui ne colle pas

Aucun n’est meilleur dans tous les cas : le médecin choisit selon vos symptômes et vos maladies.

Comment se passe un test d’apnée du sommeil à domicile ?

À domicile, l’examen proposé est le plus souvent une polygraphie : un boîtier posé pour une nuit, avec au moins 6 heures d’enregistrement. Il mesure le débit d’air et les mouvements respiratoires, et un capteur au doigt suit l’oxygène du sang.

Personne allongée sur le dos avec une canule sous le nez, un micro sur la gorge, une sangle autour du thorax et une autour du ventre, un capteur au doigt et un boîtier : l’examen enregistre la respiration, l’oxygène, le ronflement et la position, pas le sommeil

Il ne mesure pas le sommeil lui-même, donc le temps enregistré n’est pas le temps dormi et la gravité peut être sous-estimée, note l’Assurance Maladie.

Selon les recommandations de 2010, jusqu’à 18 % des enregistrements sans surveillance peuvent être inutilisables. Un résultat qui ne correspond pas aux symptômes conduit à une polysomnographie.

Pour la préparation (repas, caféine, médicaments), suivez les consignes du médecin qui prescrit l’examen. Ne modifiez pas un traitement de vous-même.

Comment se déroule une polysomnographie ?

C’est un enregistrement en laboratoire du sommeil, sur une nuit, ou sur une nuit et une journée selon l’Assurance Maladie. Des électrodes posées sur le crâne et le corps relèvent l’activité du cerveau, des yeux et des muscles, en plus de la respiration, de l’oxygène et du cœur.

La nuit en laboratoire, avec ses capteurs, est racontée dans le guide de la polysomnographie. Elle n’est pas prescrite systématiquement.

Qui prescrit le test, et que dire d’une pharmacie ou d’une montre ?

Le point de départ est le médecin, en pratique le médecin traitant, qui fait le point puis demande un avis spécialisé et un bilan du sommeil. Tout enregistrement est précédé d’une évaluation par un médecin formé à la pathologie du sommeil, et lu par un médecin formé (recommandations de 2010).

Polygraphie et polysomnographie sont des actes médicaux, rappelle la HAS en 2026 : seul un médecin peut les réaliser. Les recommandations de 2010, plus anciennes, admettent que du personnel formé pose l’enregistrement, tant qu’un médecin formé valide l’examen.

D’après la HAS, l’accès varie beaucoup selon les départements et retarde parfois le diagnostic.

Ces textes ne présentent ni un test en pharmacie ni une montre ou une application comme un diagnostic. Un appareil grand public peut vous inciter à consulter.

Une oxymétrie de nuit normale, qui mesure seulement l’oxygène du sang, n’élimine pas le diagnostic (recommandations de 2010).

Combien coûte un test d’apnée du sommeil ?

L’Assurance Maladie donne des ordres de grandeur : environ 120 à 180 € pour une polygraphie et 350 à 500 € pour une polysomnographie. Ce ne sont ni des tarifs officiels ni votre reste à charge.

Le coût de la polygraphie varie selon le prestataire et le contexte de prescription. Celui de la polysomnographie peut dépasser 500 € selon la durée et les actes associés.

Le mémo de l’Assurance Maladie ne chiffre pas la part remboursée : demandez-la à votre médecin et à votre mutuelle.

Que veut dire l’IAH ?

L’IAH est l’indice d’apnées-hypopnées : le nombre de pauses et de ralentissements de la respiration par heure de sommeil. Sous 5, la définition médicale ne retient pas d’apnée du sommeil.

La HAS et les sociétés savantes françaises classent l’apnée modérée de 15 à 30 (le texte de la HAS dit aussi « supérieur à 15 »). L’Assurance Maladie grand public écrit « 16 à 30 ».

Échelle de l’IAH : moins de 5, léger de 5 à moins de 15, modéré de 15 à moins de 30, sévère à partir de 30, avec la borne de 16 d’Ameli et la règle de la composante la plus sévère

L’apnée est légère de 5 à 15 et sévère à partir de 30 : un IAH de 15 ou de 30 peut être classé différemment selon la source.

Un IAH d’au moins 5 ne suffit pas à poser le diagnostic. Il faut aussi une somnolence diurne inexpliquée, ou au moins deux de ces six signes.

Ces signes sont le ronflement sévère quotidien, l’étouffement nocturne, le sommeil non réparateur, la fatigue, les difficultés de concentration et la nycturie (uriner plus d’une fois par nuit).

La gravité retenue est celle de la composante la plus sévère, l’IAH ou la somnolence.

L’échelle d’Epworth est un questionnaire de somnolence que le médecin peut proposer. Selon les recommandations de 2010, elle n’est pas validée en français, ne pose aucune question sur la conduite et corrèle peu avec l’IAH.

Peut-on conduire avec une apnée du sommeil ?

Cela dépend de la somnolence, pas du seul diagnostic. Le mémento de la Sécurité routière (avril 2022) classe la somnolence excessive non traitée, ou traitée sans succès, parmi les incompatibilités médicales temporaires avec la conduite (permis A et B).

Si vous somnolez au volant, parlez-en à un médecin sans attendre.

Pour cette somnolence, la cause la plus fréquente est l’apnée du sommeil, précise le mémento.

Si la conduite redevient possible, un contrôle régulier par un médecin agréé est prévu, au moins tous les 3 ans.

Selon les recommandations de 2010, l’apnée multiplie par 2 à 3 le risque d’accident de la route, et le traitement le réduit.

Quels traitements après le diagnostic ?

Le traitement de référence est la pression positive continue (PPC) : un masque relié à un appareil qui envoie de l’air sous légère pression la nuit. La PPC est prescrite au départ par un pneumologue ou un médecin formé aux troubles respiratoires du sommeil.

L’orthèse d’avancée mandibulaire, deux gouttières qui avancent la mâchoire inférieure, est recommandée en première intention pour un IAH de 15 à 30 sans signe de gravité (HAS, 2014). Dormir sur le côté peut réduire de moitié les obstructions en cas d’apnée modérée, selon l’Assurance Maladie.

La chirurgie est réservée aux échecs ou aux refus des autres traitements, sauf cas particuliers comme une hypertrophie des amygdales majeure. Le détail figure dans la page sur les traitements de l’apnée du sommeil.

Et pour un enfant ?

Si l’enfant ronfle bruyamment la nuit et fait des pauses respiratoires, l’Assurance Maladie conseille de consulter son médecin. Un ronflement sonore depuis plus de 3 mois, au moins 3 nuits par semaine, peut signaler une apnée.

La cause est le plus souvent de grosses amygdales et des végétations. Le médecin ou le chirurgien-dentiste de l’enfant peut l’adresser à un ORL, qui examine le nez et la gorge par nasofibroscopie (Assurance Maladie, page pour les professionnels).

Dans le cas courant de grosses amygdales, la polysomnographie n’est pas indiquée quand au moins deux signes de nuit, dont le ronflement, sont présents. Un examen du sommeil est envisagé en cas de récidive ou de persistance des symptômes (même page).

Les seuils d’IAH de l’adulte ne s’appliquent pas à l’enfant. Pour une PPC chez l’enfant, la HAS (2026) retient des signes cliniques et un seuil.

Ce seuil est un index d’apnées obstructives (pauses dues à un blocage de la gorge) supérieur à 5 par heure, ou un IAH obstructif supérieur à 10.

Dans ce cadre, la polysomnographie est l’examen de référence ; une polygraphie sous surveillance reste possible si elle n’est pas accessible rapidement.

L’Assurance Maladie chiffre l’apnée à près de 2 % des enfants de 2 à 6 ans.

Sa page pour les professionnels cite 10 % des moins de 6 ans, mais pour l’ensemble des troubles respiratoires obstructifs du sommeil.

Quand faut-il en parler à un médecin ?

Parlez-en à un médecin sans attendre si vous vous endormez sans le vouloir en mangeant, en réunion ou au volant, ou si vous avez failli vous assoupir en conduisant. Évitez de conduire tant que cette somnolence n’est pas prise en charge.

Un ronflement fort accompagné de pauses de respiration vues par l’entourage, ou une somnolence presque tous les jours malgré des nuits suffisantes, justifie aussi une consultation.

Un signe isolé, comme un ronflement seul ou une fatigue, se signale au médecin à la prochaine occasion, et justifie une consultation s’il dure.

Pour un enfant, consultez s’il ronfle depuis plus de 3 mois, au moins 3 nuits par semaine, ou s’il fait des pauses respiratoires.

Questions fréquentes

Est-ce que la pharmacie peut me fournir un test d’apnée du sommeil ?

Pas pour poser le diagnostic : les textes de la HAS, de l’Assurance Maladie et des sociétés savantes consultés ne présentent pas de test en pharmacie comme un diagnostic. Seul un examen qui mesure les apnées et les hypopnées le confirme, prescrit par un médecin.

Comment puis-je tester mon apnée du sommeil à la maison ?

L’examen le plus souvent proposé à domicile est la polygraphie : un boîtier posé pour une nuit, dans le cadre d’une consultation médicale. Un questionnaire ou un appareil grand public peut vous inciter à consulter, il ne confirme pas le diagnostic.

Comment se passe le test d’apnée du sommeil à domicile ?

Un boîtier enregistre la respiration, l’oxygène dans le sang, le ronflement et la position pendant une nuit, sur au moins 6 heures. Il est ensuite lu par un médecin formé au sommeil, qui peut demander une polysomnographie si le résultat ne colle pas aux symptômes.

Quelle est la différence entre une polygraphie et une polysomnographie ?

La polygraphie enregistre la respiration et l’oxygène, sans analyser le sommeil lui-même, et sert de première intention dans les cas simples. La polysomnographie y ajoute l’activité du cerveau, des yeux et des muscles, en laboratoire.

Quel médecin fait les tests d’apnée du sommeil ?

On commence par le médecin traitant, qui demande un avis spécialisé et un bilan du sommeil. Selon la HAS (2026), la polygraphie et la polysomnographie sont des actes médicaux : seul un médecin peut les réaliser, après une évaluation par un médecin formé au sommeil.

Combien coûte une polysomnographie ?

L’Assurance Maladie donne un ordre de grandeur d’environ 350 à 500 € par examen, contre 120 à 180 € pour une polygraphie. La polysomnographie peut coûter plus selon la durée et les actes associés ; ce ne sont ni des tarifs officiels ni votre reste à charge.

Quel est le taux normal d’apnée du sommeil ?

L’indice d’apnées-hypopnées (IAH) compte les pauses et les ralentissements de la respiration par heure de sommeil. Sous 5, la définition médicale ne retient pas d’apnée ; dès 5, il faut aussi une somnolence inexpliquée ou deux signes, comme un ronflement sévère.

Qu’est-ce qui provoque de l’apnée du sommeil ?

Santé.fr cite le sexe masculin, l’âge au-delà de 65 ans, l’excès de poids, l’alcool ou les somnifères le soir, le tabac et les maladies respiratoires. Chez l’enfant, de grosses amygdales sont une cause fréquente.

Y a-t-il un test d’apnée du sommeil pour un enfant ?

Le médecin ou le chirurgien-dentiste de l’enfant peut l’adresser à un ORL. Dans le cas courant de grosses amygdales, la polysomnographie n’est pas indiquée quand au moins deux signes de nuit, dont le ronflement, sont présents. Un examen du sommeil est envisagé si les symptômes reviennent ou persistent.

La rédaction Somnologie, mis à jour le 5 novembre 2026

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