Polysomnographie : examen du sommeil, déroulement et reste à charge
Pourquoi on la prescrit, comment se passe la nuit, ce qui la distingue de la polygraphie, et ce que l’on sait du tarif et du remboursement.

L'essentiel
La polysomnographie enregistre toute une nuit de sommeil : cerveau, yeux, muscles, respiration, cœur, oxygène. Son tarif exact se demande au centre du sommeil.
Sommaire 7 parties
- Pourquoi faire une polysomnographie ?
- Comment se passe une polysomnographie à l’hôpital ?
- Que montre le résultat ?
- Polysomnographie ou polygraphie : quelle différence ?
- Une polysomnographie à domicile est-elle possible ?
- Combien coûte une polysomnographie, et qu’est-ce qui est remboursé ?
- Quelles démarches faire, dans l’ordre ?
La polysomnographie est un enregistrement du sommeil réalisé sur une nuit, ou sur une nuit et une journée, d’après Ameli. Le préfixe « poly » dit qu’on mesure plusieurs choses à la fois : le cerveau, les yeux, les muscles, la respiration, le cœur et l’oxygène du sang.
La pose des électrodes est indolore, selon le Manuel MSD.
Pourquoi faire une polysomnographie ?
On la demande quand il faut voir ce qui se passe dans le sommeil lui-même, pas seulement dans la respiration. Ameli la décrit comme un examen complexe, qui n’est pas prescrit systématiquement.
Pour une apnée du sommeil simple, le mémo de l’Assurance Maladie présente la polygraphie comme l’examen de première intention. La polygraphie est un examen plus simple, qui enregistre seulement la respiration et l’oxygène.
La polysomnographie est réservée aux cas complexes ou quand le médecin cherche quel trouble du sommeil est en cause, selon le même mémo. Le médecin choisit entre les deux, avec l’avis d’un médecin du sommeil si besoin.
Comment se passe une polysomnographie à l’hôpital ?
On dort une nuit entière dans une chambre équipée, reliée à des capteurs. Selon le Manuel MSD, le laboratoire du sommeil peut se trouver dans un hôpital, une clinique ou une chambre d’hôtel, avec lit, toilettes et matériel de surveillance.
Des électrodes sont collées sur le cuir chevelu et le visage pour suivre le cerveau et les yeux. D’autres, placées sur différentes parties du corps, enregistrent les muscles du menton et des jambes ainsi que le rythme cardiaque, d’après Ameli et MSD.
Une pince indolore, posée sur un doigt ou une oreille, mesure l’oxygène du sang. Ensemble, ces mesures permettent de repérer les stades du sommeil, tels que les cycles de sommeil les décrivent.
Pour évaluer la somnolence de la journée, le médecin peut demander un test itératif de latence d’endormissement (TILE). La personne fait 4 à 6 siestes de 20 minutes au plus, espacées de 2 heures, selon Ameli.
Avant l’examen, le médecin demande parfois un agenda du sommeil, tenu pendant 3 ou 4 semaines, d’après la même source. La question de la somnolence peut aussi s’appuyer sur l’échelle d’Epworth.
Que montre le résultat ?
Pour l’apnée, la gravité se mesure par un chiffre, l’indice d’apnées-hypopnées (IAH). C’est le nombre de pauses (apnées) ou de baisses (hypopnées) de la respiration par heure de sommeil.
Selon Ameli, l’apnée est légère entre 5 et 15, modérée entre 16 et 30, sévère au-dessus de 30. Pour les autres troubles, le médecin lit l’enregistrement complet et vous explique ce qu’il en conclut.
Polysomnographie ou polygraphie : quelle différence ?
La polygraphie enregistre la respiration et l’oxygène, la polysomnographie y ajoute le sommeil lui-même. Le tableau s’appuie sur Ameli et son mémo.
| Polygraphie ventilatoire | Polysomnographie | |
|---|---|---|
| Ce qu’elle enregistre | Débit d’air, mouvements respiratoires, oxygène, rythme cardiaque | Tout cela, plus le cerveau, les yeux et les muscles |
| Analyse du sommeil | Non | Oui |
| Lieu | À domicile | Laboratoire du sommeil ou hospitalisation de nuit ; domicile possible pour l’apnée, selon MSD |
| Indication | Apnée non compliquée | Cas complexes, cause du trouble à identifier |
La polygraphie ventilatoire dure au moins 6 heures d’enregistrement, selon l’Inserm.
Une polysomnographie à domicile est-elle possible ?
Les sources consultées ne disent pas exactement la même chose. Ameli écrit que l’enregistrement peut se faire à domicile ou lors d’une hospitalisation de nuit, alors que son mémo cite le laboratoire du sommeil ou l’hospitalisation.
Le Manuel MSD décrit une version à domicile, pratiquée pour diagnostiquer l’apnée du sommeil, et pas les autres troubles. Dans ce cas, l’EEG (le tracé du cerveau), l’ECG (le tracé du cœur) et l’EMG (le tracé des muscles) ne sont pas réalisés.
Pour une narcolepsie ou une parasomnie (gestes ou comportements anormaux pendant le sommeil), MSD ne retient pas la version à domicile : l’examen se fait en laboratoire.
Combien coûte une polysomnographie, et qu’est-ce qui est remboursé ?
Le tarif d’une polysomnographie se demande au centre du sommeil avant la date de l’examen.
Le tableau des taux de remboursement d’Ameli, mis à jour le 30 septembre 2026, ne cite pas la polysomnographie. Il donne 70 % pour une consultation de médecin et 80 % pour une hospitalisation à l’hôpital ou en clinique conventionnée (régime général).
Le centre du sommeil peut confirmer le taux et le tarif de l’examen.
Une participation forfaitaire de 32 € reste à payer pour un acte dont le tarif atteint 120 € ou plus, ou dont le coefficient (une cotation de l’acte) atteint 60. Elle s’applique en cabinet de ville, en centre de santé ou en consultation externe.
Ne la paient pas, notamment, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ni les personnes en affection de longue durée pour les soins liés à leur maladie, selon Ameli. Si l’examen a lieu pendant une hospitalisation, elle ne se paie qu’une fois par séjour.
Le centre du sommeil dit si le forfait s’applique à votre examen : demandez-lui une estimation du reste à charge avant la date. Regardez aussi ce que prend en charge votre complémentaire santé.
Quelles démarches faire, dans l’ordre ?
Le parcours commence par une consultation médicale : c’est le médecin qui demande l’examen.
- Consulter : devant des symptômes, le médecin demande un avis spécialisé et un bilan du sommeil.
- Faire choisir l’examen : polygraphie ou polysomnographie, selon la situation.
- Trouver un centre : Ameli renvoie vers le site de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) pour repérer l’unité du sommeil la plus proche.
- Tenir l’agenda du sommeil, si le médecin le demande.
- Passer l’examen, puis revoir le médecin pour le résultat.
L’actimétrie, un bracelet porté plusieurs jours au poignet, est un autre examen : elle n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie, selon Ameli.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une polysomnographie ?
Selon Ameli, la polysomnographie est un enregistrement réalisé sur une nuit, ou sur une nuit et une journée. Le centre du sommeil précise les horaires avant l’examen.
Quelle est la différence entre la polysomnographie et la polygraphie ?
La polygraphie enregistre la respiration et l’oxygène, sans analyser le sommeil. La polysomnographie y ajoute le cerveau, les yeux et les muscles pour voir les stades du sommeil.
Comment s’habiller pour une polysomnographie ?
Le centre donne les consignes à la prise de rendez-vous : les électrodes se posent sur le cuir chevelu, le visage et les jambes.
Quel est le prix d’un examen du sommeil ?
Le tarif dépend de l’examen et du centre : demandez-le au centre du sommeil avant la date, avec une estimation du reste à charge.
Comment se passe une polysomnographie à l’hôpital ?
On dort une nuit dans une chambre équipée, reliée à des électrodes posées sans douleur sur la tête et le corps. Le matériel enregistre le cerveau, la respiration, le cœur et l’oxygène.
Qui fait une polysomnographie ?
Selon Ameli, le médecin demande un avis spécialisé et des examens, dont un bilan du sommeil. La polysomnographie se pratique en laboratoire du sommeil ou lors d’une hospitalisation de nuit, et une version à domicile existe pour l’apnée.
Pourquoi faire un test du sommeil ?
Pour confirmer un diagnostic d’apnée du sommeil et en évaluer la gravité, selon Ameli. La polysomnographie est réservée aux cas complexes, d’après le mémo de l’Assurance Maladie.
Une polysomnographie à domicile est-elle possible ?
Le Manuel MSD décrit une version à domicile pour l’apnée, sans enregistrement du cerveau, du cœur ni des muscles. Les autres troubles se vérifient en laboratoire. Le médecin choisit la version.