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Somnologie

Fabriquer un attrape-rêve : matériel et pas à pas

Le matériel, la longueur de fil et les gestes pour tisser un premier attrape-rêve, puis où l’accrocher, ce qu’il signifie et d’où il vient.

Mis à jour le 4 min de lecturePar la rédaction Somnologie

Mains vues de dessus tissant un attrape-rêves en bois sur une table, avec plumes, perles et bobine de fil

En bref

Cercle
Métal ou bois ; un tambour à broder convient. Un tutoriel conseille 13 à 20 cm pour débuter
Fil de la toile
1,3 à 3 m, selon la taille du cercle et la densité voulue
Matériel
Fil (laine, ficelle, raphia), perles, plumes, rubans, pince à linge, ciseaux
Variante
Toile au crochet, présentée plus bas

L'essentiel

Il faut un cercle, de 1,3 à 3 mètres de fil, des perles et des plumes. On habille le cercle, on tisse la toile en boucles vers le centre, puis on ajoute les décorations.

Sommaire 8 parties
  1. Pas à pas
  2. De quoi a-t-on besoin pour fabriquer un attrape-rêve ?
  3. Quelle longueur de fil prévoir pour la toile ?
  4. Comment tisser la toile sans se perdre ?
  5. Et au crochet, ou en macramé ?
  6. Où accrocher un attrape-rêve ?
  7. D’où vient l’attrape-rêve, et que signifie-t-il ?
  8. Peut-on en fabriquer un sans manquer de respect ?

Pas à pas

  1. Habiller le cercle

    Bloquez le bout du fil d’habillage avec une pince à linge et enroulez-le autour du cercle, côte à côte, jusqu’à le recouvrir. Nouez ensemble les deux bouts de ce fil, puis formez une petite boucle de fil et glissez-y une perle. Cette boucle peut servir à suspendre l’attrape-rêve. Un cercle en bois peut rester brut.

  2. Fixer le début de la toile

    Attachez le bout du fil de la toile au cercle habillé avec un double nœud, coupez l’excédent, puis faites une première boucle de fil autour du cercle.

  3. Tisser la première ronde

    Passez le fil sous le cercle, ramenez-le dessus, puis glissez-le dans la boucle que vous venez de former. Répétez en espaçant les boucles de façon régulière, jusqu’à revenir au point de départ.

  4. Tisser vers le centre

    À la ronde suivante, passez le fil dans la première boucle de la ronde précédente, puis dans les suivantes. La toile se resserre peu à peu vers le milieu, comme une toile d’araignée.

  5. Fermer le centre

    Quand il ne reste qu’un petit rond au centre, faites un nœud. Enfilez une perle sur le dernier segment de fil.

  6. Ajouter rubans, perles et plumes

    Nouez des rubans dans le quart inférieur du cercle. Sur chacun, enfilez des perles et faites un nœud, puis glissez une plume dans les perles.

  7. Accrocher

    Suspendez l’attrape-rêve au-dessus du lit, près de la personne qui dort.

Un attrape-rêve est un cercle sur lequel on tisse une toile, avec un petit trou au centre et des plumes ou des perles qui pendent en dessous. Le fabriquer demande surtout un peu de calme et des gestes qui se répètent.

On peut le faire à son rythme, un soir ou sur plusieurs. Une première toile un peu irrégulière reste une toile.

De quoi a-t-on besoin pour fabriquer un attrape-rêve ?

Un cercle, du fil et de quoi décorer forment la base. Le cercle peut être en métal ou en bois, et un petit tambour à broder (deux cercles emboîtés, qui servent d’habitude à tendre un tissu) convient très bien.

Pour une première fois, un tutoriel conseille un diamètre de 13 à 20 cm.

Côté fil, un tutoriel cite la laine, la ficelle, le raphia (une fibre végétale) ou un cordon en suédine (une imitation de daim). Sur un cercle lisse, un autre conseille de recouvrir d’abord le tour d’un fil ou d’un ruban, pour que les nœuds ne glissent pas.

Il faut aussi des perles, des plumes naturelles ou synthétiques, des rubans, une pince à linge et des ciseaux.

Quelle longueur de fil prévoir pour la toile ?

Comptez de 1,3 à 3 mètres, selon la taille du cercle et la densité de la toile. Un tutoriel annonce 2 à 3 mètres, un autre compte dix fois le diamètre du cercle, soit 1,3 à 2 mètres pour un cercle de 13 à 20 cm.

Mieux vaut couper un peu large, puisque le fil en trop se coupe à la fin. Ces longueurs concernent le fil de la toile. Pour celui qui habille le cercle, un tutoriel compte environ huit fois le diamètre.

Comment tisser la toile sans se perdre ?

Les étapes reviennent à un seul geste : une boucle autour du cercle, répétée. Les boucles se placent à intervalle régulier ; un tutoriel place la première à environ 5 cm du nœud de départ, en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre.

À la ronde suivante, le fil ne s’accroche plus au cercle mais aux boucles de la ronde précédente. C’est ce qui dessine la forme d’une toile d’araignée.

On s’arrête quand il ne reste qu’un petit rond, de la taille d’une pièce selon un tutoriel. Ce trou n’est pas un oubli : dans la tradition, il laisse passer les bons rêves.

Et au crochet, ou en macramé ?

Au crochet, on peut remplacer la toile tissée par un petit carré crocheté. Un tutoriel part d’un carré de grand-mère (un carré crocheté en tours), plus petit que le cercle, dont chaque coin est relié au cercle par un fil. On tire ensuite le fil au maximum et le carré s’étire.

Le macramé, lui, demande un pas à pas à part, qui n’est pas détaillé ici.

Où accrocher un attrape-rêve ?

Au-dessus du lit, près de la personne qui dort. C’est la place que donnent le récit transmis par le Georgian College et les tutoriels consultés.

Pour une chambre de bébé, aucune des sources consultées ne parle de l’attrape-rêve. Ameli demande, si l’on installe un mobile au-dessus du lit, qu’il soit parfaitement fixé et que le bébé ne puisse pas l’atteindre. Par prudence, et sans que ce soit leur consigne, on peut en faire autant pour un attrape-rêve : à distance du berceau, bien fixé.

D’où vient l’attrape-rêve, et que signifie-t-il ?

Il vient du peuple ojibwé, un peuple anishinaabe dont le territoire couvre une grande partie de la région des Grands Lacs. Les Ojibwés sont aussi appelés Ojibway ou Chippewa.

Selon l’ethnographe Frances Densmore, qui a consigné en 1929 une légende ojibwée, la Femme-Araignée veille sur les enfants. Quand le peuple s’est dispersé, les mères et les grand-mères ont tissé des toiles sur des cerceaux de saule, avec des tendons ou des cordes de fibres végétales.

L’enseignement ojibwé raconté par le Georgian College dit que la toile laisse passer les bons rêves par le centre et retient les mauvais dans ses fils. Selon la Fondation autochtone, le sens s’est réduit à « attraper les mauvais rêves » quand l’objet a été repris hors de sa culture, une reprise qui aurait commencé dans les années 1970.

L’objet s’est répandu chez de nombreuses nations dans les années 1960 et 1970, avec le mouvement panindien. Pour la signification complète, voyez la page sur l’attrape-rêve et sa signification.

Peut-on en fabriquer un sans manquer de respect ?

Les sources consultées ne disent pas si c’est acceptable pour un objet fait pour soi ou avec son enfant. La Fondation autochtone qualifie d’appropriation culturelle le fait, pour des personnes non autochtones, d’en fabriquer et d’en vendre, sans traiter ce cas.

Elle ne juge pas l’achat interdit et recommande, si l’on en achète un, de soutenir des entreprises autochtones.

Si ce sont plutôt vos nuits qui vous préoccupent, un attrape-rêve est un objet de décor et de tradition, pas un traitement. Pour les cauchemars répétés, voyez la page sur le cauchemar.

Questions fréquentes

Quel est le sens d’un attrape-rêve ?

Selon l’enseignement ojibwé, les bons rêves passent par le trou central et les mauvais restent pris dans la toile. Selon la Fondation autochtone, ce sens s’est réduit à « attraper les mauvais rêves » quand l’objet a été repris hors de sa culture.

Où accrocher un attrape-rêve ?

Au-dessus du lit, près du dormeur, selon les tutoriels et les récits. Pour une chambre de bébé, les sources consultées ne donnent pas de consigne sur l’attrape-rêve lui-même.

Quelle est l’origine de l’attrape-rêve ?

Il vient du peuple ojibwé, qui vit autour des Grands Lacs. L’ethnographe Frances Densmore a consigné en 1929 une légende ojibwée où la Femme-Araignée protège les enfants.

Quel type de fil utiliser pour un attrape-rêve ?

Laine, ficelle, raphia ou cordon en suédine, selon un tutoriel. Sur un cercle lisse, habillez d’abord le cercle de fil ou de ruban pour que les nœuds ne glissent pas.

Peut-on fabriquer un attrape-rêve sans manquer de respect à ses créateurs ?

Les sources consultées ne tranchent pas le cas d’un attrape-rêve fait pour soi ou avec son enfant. La Fondation autochtone parle d’appropriation culturelle quand des personnes non autochtones en fabriquent et en vendent. Elle ne juge pas l’achat interdit et recommande de soutenir des entreprises autochtones.

Faut-il un cercle spécial ?

Non : un petit tambour à broder convient, de même qu’un cercle de métal ou de bois. Traditionnellement, c’était un cerceau de saule souple.

La rédaction Somnologie, mis à jour le 3 novembre 2026