Stop-Bang est un questionnaire clinique utilisé par les médecins pour évaluer le risque d’apnée du sommeil, sans passer par un examen complet. C’est un outil protégé que nous ne reproduisons pas ici, mais comprendre ce qu’il évalue aide à savoir si un dépistage vous concerne.
Si votre entourage vous a déjà signalé un ronflement important ou des pauses respiratoires pendant la nuit, voici ce que ce type de dépistage regarde et pourquoi il faut passer par un professionnel de santé pour l’utiliser vraiment.
À quoi sert le questionnaire Stop-Bang
Stop-Bang est un outil de dépistage clinique, utilisé par les médecins pour repérer rapidement les personnes susceptibles de souffrir d’une apnée du sommeil. C’est un questionnaire protégé par le droit d’auteur : nous ne le reproduisons pas sur cette page, mais votre médecin peut vous le faire passer en quelques minutes lors d’une consultation.
Ce type de dépistage s’appuie généralement sur des facteurs de risque connus de l’apnée du sommeil : le ronflement, la fatigue ressentie dans la journée, des pauses respiratoires observées par l’entourage pendant le sommeil, une tension artérielle élevée, un indice de masse corporelle élevé, l’âge, un tour de cou important et le sexe masculin, qui est statistiquement plus à risque.
Un dépistage, pas un diagnostic
Un score élevé à ce type de questionnaire signifie que le risque d’apnée du sommeil est plus important, pas qu’elle est confirmée. Seul un examen médical, le plus souvent une polysomnographie ou une polygraphie ventilatoire à domicile, permet de poser un diagnostic réel et d’en mesurer la sévérité.
Idée reçue
Idée reçue : « Si je ne coche pas beaucoup de cases sur un test en ligne, je n’ai pas d’apnée du sommeil. »
Réalité : ces questionnaires servent à orienter, pas à exclure une pathologie. Une personne avec peu de facteurs de risque apparents peut tout de même souffrir d’apnée du sommeil, en particulier les femmes, souvent sous-diagnostiquées car les facteurs de risque classiques ont surtout été étudiés chez les hommes.
Que faire si vous vous reconnaissez dans ces facteurs de risque
Un ronflement fort et régulier, des pauses respiratoires remarquées par votre partenaire, une fatigue diurne marquée malgré un temps de sommeil suffisant, ou un tour de cou important sont des raisons suffisantes pour en parler à votre médecin. Il pourra faire passer un dépistage clinique complet et, si besoin, prescrire les examens adaptés.
L’essentiel à retenir
- Stop-Bang est un questionnaire clinique de dépistage du risque d’apnée du sommeil, utilisé par les médecins.
- Il s’appuie sur des facteurs comme le ronflement, la fatigue diurne, la tension artérielle, l’IMC, l’âge et le tour de cou.
- Un score élevé oriente vers des examens complémentaires, il ne confirme pas le diagnostic à lui seul.
- Les femmes sont souvent sous-diagnostiquées, y compris avec peu de facteurs de risque classiques.
- Ronflement important, pauses respiratoires observées ou fatigue marquée justifient d’en parler à un médecin.
Sources
- Chung et al., « STOP-Bang Questionnaire: A Practical Approach to Screen for Obstructive Sleep Apnea », CHEST Journal
- Revue systématique de validation du score STOP-Bang, PMC
Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Seul un professionnel de santé peut dépister et diagnostiquer une apnée du sommeil.